CAP21 appelle les formations politiques attachées à l’État de droit à engager un travail commun pour proposer aux Français un projet capable de répondre aux fractures du pays et de susciter une adhésion, au-delà du seul rejet de l’adversaire.

Les violences du 17 octobre appellent une condamnation sans réserve. CAP21 exprime sa solidarité avec toutes les victimes et salue l’engagement des forces de l’ordre, des secours et des personnels mobilisés. Les auteurs doivent répondre de leurs actes devant la justice. La sécurité des personnes et le droit de manifester pacifiquement doivent être garantis.

La gravité des événements oblige les responsables politiques à empêcher que la violence, la peur et la défiance s’entretiennent. Notre responsabilité est d’empêcher que les colères deviennent des haines et que les désaccords transforment les Français en ennemis.

CAP21 propose d’engager dès maintenant des rencontres de travail entre les formations concernées. Elles doivent permettre de confronter les réponses aux difficultés du pays, d’identifier les priorités communes et d’expliciter les désaccords. Ce travail doit déboucher sur des propositions publiques, accompagnées de moyens et d’échéances. Il doit également engager chacun à refuser la violence et la déshumanisation des adversaires.

À l’approche de la présidentielle, compter sur la peur de l’autre pour gagner serait un pari dangereux. Aucun candidat ne peut considérer le rejet de son adversaire comme un mandat suffisant. Les Français doivent pouvoir choisir un projet auquel ils adhèrent. Une victoire électorale ne réparera pas les fractures qu’une campagne aura contribué à creuser.

Le gouvernement doit, pour sa part, protéger les personnes, accompagner les victimes et ouvrir des discussions avec les représentants des mobilisations pacifiques. Les violences ne doivent ni effacer les demandes exprimées ni devenir un moyen de pression récompensé. Les réponses apportées doivent faire l’objet d’engagements vérifiables.

CAP21 est prêt à rencontrer les formations concernées et à contribuer à cette démarche pour construire une perspective politique qui protège les personnes, combat les injustices et prépare l’avenir.

On ne se prépare pas à gouverner tous les Français en les dressant les uns contre les autres. La responsabilité commence avant l’élection.

Chantal Cutajar
Présidente de CAP21 – Le Rassemblement Citoyen

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