CAP 21 – Le Rassemblement Citoyen salue la décision du président algérien Abdelmadjid Tebboune de gracier l’écrivain Boualem Sansal, détenu depuis novembre 2024 et condamné à cinq années de prison pour « atteinte à l’unité nationale ».

Cette libération, obtenue à la suite d’une médiation du président allemand Frank-Walter Steinmeier, marque un moment d’apaisement bienvenu. Elle est d’abord un geste d’humanité envers un homme de lettres de 81 ans, atteint par la maladie. Mais elle résonne aussi comme un rappel de l’universalité de la liberté de conscience et d’expression, que nul État ne saurait restreindre sans porter atteinte au droit fondamental de penser et d’écrire librement.

Boualem Sansal, par son œuvre, incarne cette exigence de vérité qui traverse les frontières et défie les pouvoirs. Son arrestation avait suscité une émotion légitime, en France comme à l’étranger. Sa grâce aujourd’hui souligne le rôle que le dialogue diplomatique fondé sur la dignité humaine peut encore jouer, quand il dépasse les logiques d’influence ou d’affrontement.

CAP 21 salue également les expressions de solidarité venues de France et d’Europe. La reconnaissance publique du Premier ministre français à l’adresse du président Steinmeier et du président Tebboune doit désormais ouvrir la voie à une relance du dialogue entre les sociétés civiles française et algérienne, au service des valeurs communes : respect du vivant, des droits humains, de la liberté et de la vérité.

Dans un monde où les écrivains, journalistes et défenseurs des libertés sont encore menacés pour leurs mots, cette libération rappelle une évidence : la liberté d’expression n’appartient à aucun camp politique, elle est le socle de toute démocratie vivante.

Chantal CUTAJAR
Présidente de CAP21-LRC

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