La violence politique est toujours un aveu d’échec démocratique.

Les attaques contre des parlementaires, quelles que soient leurs convictions, ne sont pas seulement des atteintes à des individus : elles blessent la représentation nationale, le contrat démocratique, et fragilisent la confiance des citoyens dans leurs institutions. En tant que présidente de CAP 21 – Le Rassemblement Citoyen, je condamne sans réserve les intimidations, menaces, dégradations et violences qui ont accompagné la contestation – légitime – de la loi Duplomb.

Cette loi, par son contenu et par la manière dont elle a été imposée, a heurté une conscience collective profondément attachée à la protection du vivant. Elle a réveillé un peuple qui refuse de sacrifier la santé publique et les équilibres écologiques à des intérêts industriels ou corporatistes. Le million et demi de signatures en sont la preuve éclatante.

Mais ce réveil ne peut emprunter la voie de la violence. L’indignation ne donne pas tous les droits. Défendre la République écologique, c’est d’abord défendre l’État de droit. C’est en redonnant à la parole citoyenne sa juste place dans l’élaboration des lois, en rouvrant les portes de la coconstruction démocratique, que nous reconstruirons une puissance d’agir collective, digne et juste.

C’est ce que nous avons défendu dans la tribune publiée sur Mediapart, intitulée
👉 « Loi Duplomb : une démocratie court-circuitée, un Président interpellé »
Nous y dénonçons une méthode de gouvernement qui court-circuite les contre-pouvoirs, la science, et les citoyens. Nous y proposons une voie de sortie :

  • Abandonner le texte dans sa forme actuelle, qui méprise les formes du débat démocratique et la rigueur scientifique.
  • Organiser une grande conférence citoyenne sur le futur agricole et écologique de la France, co-construite avec les chercheurs, les territoires et les forces vives de la société.
  • Créer les conditions d’un nouveau contrat démocratique, dans lequel les citoyens sont parties prenantes des choix engageant leur avenir.

CAP 21 appelle à ouvrir une nouvelle étape : celle d’un dialogue exigeant, fondé sur la science, le respect du vivant et le courage politique.

Notre combat ne se fera jamais contre les institutions, mais pour qu’elles retrouvent leur sens : protéger, éclairer, réconcilier.
CAP 21 veut incarner une République qui écoute et qui prend soin. Une République exigeante, vivante, au service des générations futures.

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