CAP 21 – Le Rassemblement Citoyen reconnaît le droit légitime du peuple palestinien à disposer d’un État, conformément aux principes du droit international et à notre adhésion à la Déclaration Universelle des Droits – et – Devoirs de l’Humanité (DDHu), que nous citons ici parce qu’elle éclaire notre engagement : défendre une paix juste, protéger les peuples, et agir dans le respect des responsabilités collectives qui incombent à notre génération.
Mais une reconnaissance ne peut avoir de portée réelle que si elle repose sur des conditions politiques et humanitaires claires, réciproques et vérifiables. L’acte diplomatique annoncé par le président de la République, s’il peut apparaître comme un geste symbolique fort, manque aujourd’hui de cadre, de garanties effectives, et d’une vision cohérente à long terme.
Notre position
Oui à la reconnaissance de l’État palestinien, mais à la condition qu’elle s’inscrive dans un processus structuré, fondé sur les préalables suivants :
Mise en place d’une gouvernance palestinienne transitoire, unifiée, légitime et non violente ;
Libération préalable et inconditionnelle de tous les otages détenus par le Hamas ;
Reconnaissance réciproque et formelle des États palestinien et israélien comme base minimale d’une solution politique durable ;
Accès effectif et pérenne à l’aide humanitaire sur l’ensemble des territoires palestiniens, en particulier à Gaza.
Non à une reconnaissance précipitée, sans cadre multilatéral, sans garanties humanitaires, et sans réciprocité diplomatique.
Non à toute complaisance vis-à-vis du Hamas, dont les méthodes et les objectifs sont contraires aux principes du droit international et à toute perspective de paix.
Oui à une diplomatie structurée, rigoureuse et crédible, capable de relancer une dynamique de paix fondée sur la sécurité mutuelle, la justice et le droit international.
Une position propre à CAP 21
Nous ne reprenons ni les postures symboliques d’une partie de la gauche, ni les refus systématiques d’une partie de la droite.
Nous refusons de rester spectateurs d’une tragédie humaine qui sacrifie les peuples aux logiques de guerre.
Nous portons une parole éthique, lucide et constructive, fidèle à nos engagements humanistes, à notre attachement à la paix et à la vérité des faits.
Reconnaître l’État palestinien ne peut être un acte isolé. Cela doit être un moment structurant, fondé sur des exigences claires, des garanties réciproques et une volonté partagée de bâtir un avenir commun. Reconnaître un État, ce n’est pas choisir un camp. C’est choisir une voie : celle du droit, de la paix et de la dignité humaine. »
Comments are closed