CAP 21 souhaite relayer la tribune publiée dans Le Monde par Corinne Lepage, présidente d’honneur de notre mouvement, consacrée à la situation de l’Office français de la biodiversité (OFB).
À travers l’analyse d’une controverse administrative devenue politique, cette tribune met en lumière un enjeu fondamental : la capacité de l’État à assumer ses décisions, à protéger les institutions chargées de faire respecter le droit de l’environnement, et à résister aux pressions idéologiques qui fragilisent l’action publique.
Le propos dépasse largement le cas particulier évoqué. Il interroge le rapport du pouvoir exécutif à l’État de droit, à la neutralité de l’administration, et à la cohérence des politiques publiques en matière de protection du vivant. Renoncer à défendre une décision régulière, lancer des enquêtes pour apaiser la contestation, c’est affaiblir durablement la crédibilité des institutions environnementales et nourrir la défiance.
CAP 21 se reconnaît pleinement dans cette exigence d’une écologie fondée sur le droit, la raison et la responsabilité, loin des slogans comme des renoncements. Protéger le vivant suppose un État solide, des règles claires, et le courage politique de les faire respecter.
C’est dans cet esprit que nous partageons cette tribune, qui contribue utilement au débat démocratique et rappelle que l’écologie ne peut être durablement défendue qu’à la condition de rester fidèle aux principes républicains.
Chantal Cutajar
Présidente de CAP21-LRC
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