L’assassinat de Mehdi Kessaci, jeune homme de vingt ans abattu en pleine rue à Marseille, a bouleversé la France.
Ce drame est plus qu’un meurtre : il marque un tournant dans les méthodes de la criminalité organisée, qui n’hésite plus à s’en prendre aux proches de celles et ceux qui lui résistent.
Mehdi était le frère d’Amine Kessaci, militant engagé contre l’emprise des réseaux criminels dans les quartiers nord de Marseille.
Sa famille avait déjà été frappée en 2020 par l’assassinat de Brahim, un autre frère.
Ce double drame dit quelque chose d’essentiel : les organisations criminelles visent désormais à intimider, faire taire, briser l’engagement citoyen.
Pour Chantal Cutajar, présidente de CAP 21 – Le Rassemblement Citoyen, universitaire spécialiste de la criminalité organisée et ancienne adjointe au maire de Strasbourg :
« Ce meurtre n’est pas un fait divers : il révèle la montée en puissance de réseaux capables de frapper en plein jour, la vulnérabilité des citoyens engagés, et la nécessité d’une réaction publique à la hauteur. Le narcotrafic n’est pas un commerce clandestin, c’est un système qui infiltre les territoires, sape la démocratie et construit une économie parallèle considérable. »
CAP 21 exprime sa solidarité profonde à la famille Kessaci et à toutes les victimes de cette violence criminelle.
Nous défendons une écologie du vivant et une République fondée sur la probité, la vigilance et la citoyenneté active.
Le combat contre les économies criminelles ne peut reposer sur la seule bravoure individuelle : il exige une mobilisation nationale, ferme et coordonnée.
Chantal Cutajar rappelle également qu’aucune ville n’est à l’abri des pressions, trafics et intimidations liés à la criminalité organisée.
Elle appelle notamment la maire de Strasbourg à renforcer la coordination entre la Ville, les services de l’État et les autorités judiciaires :
« C’est à ce niveau – celui de l’anticipation et du partage d’information – que se joue la capacité de notre ville à empêcher toute consolidation des réseaux criminels. »
Ce drame doit être un point de bascule.
Protéger le vivant, c’est aussi protéger la parole, le courage et la démocratie.

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